Une étude très complète sur la diversité entrepreneuriale et les stéréotypes de genre, réalisée pour la 1ère fois par la Women Initiative Foundation  en partenariat avec BNP Pariba et avec le support académique du CEDE-Essec, que dirige Viviane de Beaufort.

Etude qualitative, qui a interrogé 400  hommes et femmes à la tête d’entreprises de 0,5 million à 250 millions d’euros de CA, en France, Italie et Allemagne afin de pouvoir mener à bien des comparaisons.De nombreux focus spécifiques à faire sur divers sujets dans les mois à venir . En attendant voici la synthèse

Présentation en français 

(En anglais dct joint en bas de l’article))

Des éléments de l’etude ont été repris dans divers medias dont ….

  1. Challenges                                                                                                    Anne marie Rocco qui a rédigé un article fort complet à partir de l’étude s’interroge sur le poids des stéréotypes et la manière es femmes de  gérer leur  capital et le développement de leur entreprise.   Parmi divers éléments intéressants car l’étude est riche :« L’étude corrobore un phénomène connu: le souci qu’ont les femmes (à 90%, contre 67% pour les hommes) de garder le contrôle de leur capital », souligne Viviane de Beaufort. Un sujet majeur, estime cette professeure à l’Essec/ Savoir intégrer de nouveaux associés, ouvrir son capital à un fonds, accepter l’idée de devoir fusionner pour faire grandir sa société…autant d’étapes que les entrepreneuses ont plus de mal à franchir que les hommes. Ce qui s’explique peut-être par la persistance, dans l’esprit des femmes, « d’un mythe de l’entrepreneur masculin ».

2. Entreprises et Decideurs met le focus sur le fait que :

 » Seules 36% des femmes envisagent de s’associer, contre 59% des hommes. Elles sont également moins nombreuses à envisager une fusion : 55% seulement, contre 72% des hommes »

3. Chefdentreprise.com a choisi de souligner que :

« Trois ans après la création, il n’y a plus que 15% d’entreprises dirigées par des femmes – déjà moins nombreuses que les hommes à se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Un déséquilibre qui tient en France aux  contraintes familiales pour  76 % mais aussi et encore le manque de confiance et l’autocensure (86 %). « Une difficulté spécifique à l’Hexagone, où le problème principal reste néanmoins l’accès au financement et la relation au capital ».

4. Elle a relevé parmi les freins à l’entrepreneuriat féminin:

Le manque de confiance cité par les entrepreneures françaises (86%), les contraintes familiales (76%), et 90% pour les italiennes)… La vie professionnelle et la peur de la prise de risque arrivent respectivement en troisième et quatrième place. Le dernier frein mentionné, « la société ne l’accepte pas facilement » (41%) rappelle combien les mentalités doivent collectivement évoluer sur le sujet.

 

5. Maddyness annonce la couleur avec ce titre :« Être une femme, encore un obstacle à l’entrepreneuriat ? 

« L’étude réalisée par la Women Initiative Foundation en partenariat avec BNP Paribas sur la  France, l’Allemagne et l’ Italie révèle que  tous les aspects de l’entrepreneuriat ne sont pas également impactés par le genre et – « j’ajoute que le genre impacte davantage en France »(VDB)- Mieux comprendre les freins à l’entrepreneuriat des femmes peremt d’identifier des pistes de réflexion pour améliorer la situation.

entre autre Maëlle Lafond a relebé

  • Comme dans les grands groupes, les femmes semblent avoir plus souvent que les hommes été obligées de choisir entre vie privée et vie professionnelle.
  • les femmes entretiennent un rapport différent au capital : 90% d’entre elles souhaitent garder le contrôle du capital contre 67% des hommes. Elles sont aussi moins nombreuses à s’associer (36% contre 59% pour les hommes) et plus frileuses à l’égard d’une fusion (55% l’envisagent contre 72% des hommes), d’acquisition ou de création de filiales (-10 points pour les femmes).
  •  En France et en Allemagne, l’autocensure et le manque de confiance en elles des femmes sont fortement cités par les femmes (86% des Françaises et 66% des Allemandes). Des questions peu évoquées en Italie (19% des femmes et 11% des hommes) où les freins seraient plutôt liés aux résistances de la société.
  • Un mythe de l’entrepreneur masculin sûr de lui et stratège pourrait expliquer en partie l’autocensure des femmes à l’entrepreneuriat, mais  traduit surtout le travail d’information qu’il reste à faire auprès des hommes, qui ne réalisent pas toujours les discriminations dont sont victimes leurs consoeurs.

Viviane De Beaufort

Docteure en Droit, professeure titulaire à l’ESSEC Business School, Chaire Jean Monnet, Co-directrice du cursus DROIT et du Centre Européen de Droit et d’Economie, Experte auprès de l’Union Européenne. Adviser ou administratrice deThink tanks et réseaux pro féminins. fondatrice des Women programmes et du club Génération #Startuppeuse. Auteur de nombreuses publications et articles. Active sur les RSS, webmaster de groupes linked in et de 2 blogs. Engagée pour la #RSE et le #DD. associée de @Voyagir. Chevalier de l’Ordre du Mérite et de la Légion d'Honneur. En un mot ENGAGEE!