QUEL EFFET D’ENTRAINEMENT POUR LA LOI QUOTA DITE ZIMMERMANN/COPÉ?

by  | 28/09/2018 |  |

EXTRAITS:

Petit essai d’un bilan en mode prospectif de la loi dite Zimmermann/ Copé avec les précautions qui s’imposent quant au plein effet de cette loi. Pour éviter les redites sur l’évolution des chiffres répétés mille fois, nous nous poserons avant tout la question : qu’est-ce que la mixité change, devrait changer ou pourrait changer au sein des conseils d’administration et de surveillance ? 

1. QUOTA, OBJECTIFS, BONNES PRATIQUES – FAIRE (ENFIN) ÉVOLUER LA SITUATION PAR TOUS LES MOYENS

2. DES FEMMES EN NOMBRE AU SEIN DES CONSEILS : QUEL IMPACT ?

UN DÉSIR DE MODERNITÉ ET D’EFFICIENCE LES ANIME : CHANGER DE MODÈLE, ENFIN !

L’ampleur de la crise conduit à revenir aux valeurs essentielles : qualité du management, composition et fonctionnement efficient du CA qui doit jouer «un rôle accru de pilote dans l’avion», affirme une autre.

LA CONSCIENCE DE LA VALEUR AJOUTÉE DE LA DIVERSITÉ

Peut-être parce qu’elles ont dû se battre pour imposer des points de vue divers, elles sont conscientes, au-delà même de la question de la diversité de genre) de l’importance de la diversité : « C’est la palette des compétences et la diversité des profils qui font la richesse d’un conseil. Il faut des CA plus diversifiés, des profils membres complémentaires».

FEMMES ADMINISTRATRICES, UN ENJEU DE CHANGEMENT

Dans un CA, les jeux de pouvoir entre le dirigeant et ceux qui le supervisent sont complexes. L’indépendance d’esprit de l’administrateur, qualité essentielle et requise dans les codes de gouvernance, peut se heurter au désir de pouvoir du dirigeant.  Voix de l’innovation, les femmes sont alors perçues parfois comme pénibles (mais plus compétentes) au sein d’un CA. De ce fait, les femmes nommées qui souhaitent tenir leur rôle, portées par leur conception idéalisée d’un conseil, peuvent parfois avoir un problème de posture, parce que leur comportement dérange. Elles ont alors le choix : entrer en résistance et tenir, ou renoncer et se conformer (sur-adaptation), perdant alors leur valeur ajoutée particulière.

MOT DE LA FIN

« Le monde bouge, le moteur du pouvoir passe  la main à celui de la responsabilité, tandis que la valeur de l’exemple relaie le discours. Le CA et ses membres sont responsables de la conduite de l’entreprise au nom de l’intérêt social, à distinguer de l’intérêt des seuls actionnaires, dans une perspective pérenne et inclusive. Le nouveau code de place du Royaume Uni[10]sorti en juillet 2018  l’exprime plus clairement que le code Afep-Medef.

Les interrogations sur la place des parties prenantes (comité consultatif),  l’objet même de la société (nouvelles formes de sociétés à mission) ou encore la place des administrateurs salariés au Conseil … S ont autant d’éléments additionnels de gouvernance qui viennent abonder cette perspective. Les femmes y trouvent leur place naturellement comme agents de changement.  La prochaine étape devrait pouvoir être celle de la diversité d’origine.

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