[Décryptage] L’affaire Ghosn mettra-t-elle fin au mythe du PDG tout puissant ?




L’État, actionnaire de référence de Renault, s’est enfin engagé dans la succession de Carlos Ghosn à la tête du constructeur.  Remplacer celui qui est devenu la figure emblématique des dérives d’un mode de gouvernance où la culture du chef limite tout contre-pouvoir…

Mes extraits:

Comme le rappelle Olivier de Guerre, président de PhiTrust: “Les dérives … auraient probablement pu être évitées avec un contrôle effectif de la direction générale.”

Viviane de Beaufort, professeure à l’ESSEC et Directrice du Centre Européen de Droit et Economie (CEDE) : “Si, sur le papier, les règles s’améliorent, en pratique la culture du chef  empêche trop souvent le conseil  de jouer son rôle… Les administrateurs doivent aussi questionner et challenger le dirigeant”.

ET le 2ème  contre-pouvoir  est celui des actionnaires lors des Assemblées Générales et au fil de l’eau .“Je crois au pouvoir d’un engagement actionnarial actif et constructif qui pousse les entreprises dans le bon sens. Ça commence mais le mouvement est encore timide.”

 

Olivier de Guerre a  lancé un appel à la mobilisation des actionnaires pour qu’ils rétablissent “une gouvernance équilibrée dans le groupe Renault en passant à une structure dualiste avec un conseil de surveillance…

 Le cas Carlos Ghosn montre  la fragilité d’un système où la toute-puissance du patron est en fait le risque même de l’effondrement.

Anne-Catherine Husson-Traore,  @AC_HT, Directrice générale de Novethic 

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